Carte de la résistance

La carte de la résistance

Focus sur quelques maquis

 

 

 

 

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HISTOIRES DE RÉSISTANTS

Parcourez ici une sélection de documents tirés du fonds des correspondants du Comité d'Histoire (1188W). Conformément à la loi Informatique et Libertés, les données sensibles à caractère personnel figurant dans ces documents ont été anonymisées avant leur mise en ligne. Les originaux sont librement consultables dans leur intégralité aux Archives départementales.

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Maquis d'Ornano, 4e compagnie de l'Armée Secrète : région de Penne, entre Tarn et Tarn-et-Garonne (1188W18 et 38).

 

Maquis Armée Secrète (A.S.), placé sous le patronage de la 4e Cie A.S. Il est situé dans la forêt de la Garrigue, dans le coin que le canton de Penne (Tarn) enfonce dans le département de Tarn-et-Garonne, au sud de Cazals. Il a aussi été appelé maquis de Penne, parfois maquis de Cazals.

 

Il est l'un des premiers maquis A.S. en date. Fondé le 23 août 1943, il est aussi le plus nombreux, comptant jusqu’à 40 unités. Son chef est Jacques Rabit. Ce maquis est spécialement destiné aux parachutages. Il est aussi considéré comme une école de cadres, ayant fourni un chef au maquis de Bir Hakeim et un autre au maquis d’Arnaud.

 

Le choc le plus violent qu’il eut à supporter eut lieu le 21 mars 1944 : 6 victimes et deux fermes refuges bombardées et incendiées. Le journal d’ un maquisard, Joe, conservé aux archives départementales, donne une description très précise des activités de ce maquis.

 

Éléments historiques tirés de la notice réalisée par les correspondants du Comité d’histoire (1188 W18).

Armée Secrète, 13e Compagnie : région de Valence d'Agen et Auvillar (1188W28).

 

La 13e Cie A.S. a été créée en juin 1943. Son rayon d’action comprenait tout le canton de Valence d’Agen, partie Sud-Garonne, et une partie du canton d’Auvillar (Donzac, Dunes, Sistels etc.). Point de départ : Lamagistère. Fondateur : Georges Trenac, un instituteur de Lamagistère, dit Tellier, dit Rodes.


Entre juin et novembre 1943, trois groupes sont créés à Lamagistère, à Dunes-Sistels et à Valence. Ils se livrent à leurs premières activités à partir de septembre 43, notamment du parachutage. En juin 1944, la compagnie recueille la majeure partie de la section O.R.A. (Organisation de la Résistance Armée) de Dunes et de Caudecoste.


L’un des épisodes les plus tragiques auxquels ait été confrontée cette compagnie est l’affaire de Dunes. Le 23 juin, sur dénonciation, le village est cerné par les Allemands. Un pillage a lieu. On compte 14 victimes dont 11 pendus, parmi lesquels 6 membres de la 13e Cie. Le 30 juin, les auteurs de la délation sont identifiés (deux femmes). Ordre est donné de les arrêter et de les exécuter.

 

Éléments historiques tirés de la notice réalisée par les correspondants du Comité d’histoire (1188 W28).

Francs-Tireurs Partisans (F.T.P.) : maquis "Louis Sabatié" et "Igon" (1188W43).

 

Les F.T.P., en général de tendance communiste ou communisante, ont une organisation départementale et interdépartementale. En Tarn-et-Garonne, les F.T.P. comptent 4 unités, dont le maquis Louis Sabatié et le maquis Igon.

Le maquis Louis Sabatié créé en juillet 1943 s'appelait à l'origine le « réduit Guy Moquet » du nom de ce jeune communiste fusillé en octobre 1941 par les Allemands à l'âge de 17 ans à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Aussi dénommé maquis de Saint-Antonin, il prend finalement le nom de maquis Louis Sabatié en l'honneur du jeune résistant montalbanais, chef de la phalange « antinazie » fusillé à l'âge de 19 ans, le 17 février 1944. Il est localisé sur le plateau de Vinchet, au sud-ouest de Saint-Antonin, et son principal lieu d'implantation est à Vidal, entre Saint-Antonin et Caylus.

Le 18 août 1944, un groupe de douze hommes du maquis Sabatié saisit en gare de Lavilledieu un train de matériel allemand, puis se heurte à une colonne ennemie à Réalville. Il doit abandonner son butin. un F.T.P. est tué, un autre, fait prisonnier, sera exécuté le lendemain par les Allemands.

Le maquis Igon, actif à partir de juin 1944, tire son nom du jeune résistant de Verdun-sur-Garonne, décédé au camp d'internement de Saint-Sulpice-la-Pointe, en décembre 1942. il est localisé à Bourthoumayrious, dans la commune de Bouillac à l'ouest de Verdun.

Éléments historiques tirés de la notice explicative publiée par France Féral et Albert Ressigeac

Montauban, 19 août 1944 - Les combats du Rond (1188W79).